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Des jeunes Moldaves connectés sur Internet dans un parc à Chisinau, le 27 juillet 2009.La Moldavie vote, mercredi 29 juillet, pour des élections législatives censées mettre fin à une crise politique. En avril, les élections n'avaient pas pu permettre de dégager une majorité suffisante. A l'occasion de cette élection estivale, l'électorat moldave est apathique, notamment les jeunes, qui s'étaient mobilisés en masse en avril pour contester la victoire du Parti des communistes de Moldavie (PCM).

"Je ne vois pourquoi j'irais voter. En fait, je ne vois pas pour qui j'irais voter..." Au Parc central de Chisinau, Oxana et Dragos sirotent une bière sous le soleil de juillet. Tous deux âgés de 20 ans, ils avaient participé aux rassemblements du printemps, "pour protester contre les communistes, mais, surtout, parce que c'était l'occasion de dire qu'on en a marre", explique Oxana. "Il n'y a rien ici, pas de boulot, pas d'avenir. Ma meilleure amie est en Allemagne, mes anciens copains d'école sont en Italie, en Espagne. A Chisinau, il n'y a rien à faire."



Après la victoire contestée du PCM le 5 avril dernier (49,48 % des voix), des milliers de jeunes s'étaient réunis spontanément sur la place centrale de la capitale, sans le support des partis d'opposition, divisés. Par le biais de sites Internet, de réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter, la foule s'était rassemblée pacifiquement devant les bâtiments des institutions politiques du pays, jusqu'à ce que des casseurs saccagent l'édifice de la présidence et du Parlement.

Le scrutin du 5 avril n'avait rien donné. Selon la Constitution moldave, le président du pays doit être élu par au moins 61 des 101 députés du Parlement. A l'issue des élections législatives, le PCM avait obtenu 60 sièges, et l'opposition "libérale", 41. Après deux tentatives infructueuses pour élire un candidat communiste, le pouvoir n'a eu d'autre choix que de convoquer à nouveau les électeurs aux urnes.

Aujourd'hui, Chisinau a retrouvé son calme routinier. Les affiches électorales, plus discrètes qu'au printemps, viennent rappeler qu'un scrutin est prévu, mais la mobilisation populaire n'est pas là. Sur Facebook, les groupes créés lors des événements d'avril restent muets, alors que les jeunes sont en vacances ou partis travailler à l'étranger. Dragos, s'il est resté au pays, n'ira cependant pas voter mercredi. "Les partis démocratiques n'ont pas plus d'intérêt que les communistes. Ils parlent de "reconstruire le pays", mais personne n'a de programme politique intelligent. Ne croyez surtout pas que les manifestations d'avril ont été faites en soutien à l'opposition, c'était un ras-le-bol, pas une marque de soutien !"

Si l'électorat semble démobilisé, la campagne, elle, a été violente. Le président communiste, Vladimir Voronine, multiplie les diatribes, affirmant que l'opposition est prête à "organiser des pogroms". Le PCM martèle l'idée que seul le Parti communiste peut garantir l'indépendance de la Moldavie, alors que l'opposition "veut rayer le pays de la carte du monde". Un inconnu pourrait bousculer le scrutin. Marian Lupu, ex-homme fort du PCM, a quitté le parti pour prendre la tête du Parti démocratique. Comblant un vide au centre de l'échiquier politique, il pourrait obtenir suffisamment de sièges pour jouer les arbitres au profit des communistes, ou de l'opposition libérale. 
Alexandre Billette
Le MONDE

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