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Les élections parlementaires en Moldavie du 28 juillet 2009 se sont soldées par la victoire relative du Parti communiste actuellement au pouvoir, qui a obtenu ainsi 48 sièges au Parlement sur 101. De plus, par rapport aux élections d’avril, un nouvel acteur – le Parti démocrate moldave, écrasé lors du scrutin précédant, va jouer un rôle crucial dans l’échiquier politique du pays. Le pays va-t-il retrouver la stabilité ?
Des élections reconnues
Les élections du 28 juillet ont été organisées parce que le Parlement moldave - issu du scrutin du mois d’avril - n’a pas pu approuver la candidature du Président proposé par le Parti communiste moldave (PCRM). L’opposition avait alors accusé le leader du PCRM et le Président sortant Vladimir Voronine d’avoir fraudé les élections, lors desquelles les Communistes avaient obtenu 60 sièges sur 101. Une seule voix leur manquait pour avoir la majorité nécessaire pour désigner le Président. La plupart des spécialistes ont alors cru que les Communistes allaient la trouver parmi les opposants, des rumeurs circulaient même que cette voix aurait pu être achetée à 5 million d’euros. Mais l’opposition a résisté à la tentation, et, comme le prévoit la Constitution moldave, le Parlement a été dissout par le Président et de nouvelles élections ont été préparées. Tous les observateurs les ont reconnues comme libres et n’ont pas pointé de problèmes majeurs qui auraient pu en changer les résultats. Le Parlement est désormais composé de la façon suivante : le Parti communiste moldave – 48 sièges (60 après les élections d’avril), le Parti libéral de Dorin Chirtoaca, jeune maire de la capitale Chisinau – 15 sièges (tout comme en avril), le Parti démocrate-libéral – 16 sièges (un de plus par rapport au mois d’avril) et le Parti « Alliance – notre Moldavie » - 8 sièges (11 en avril). Le changement majeur réside dans l'obtention des 13 sièges obtenus par le Parti démocrate, qui n’avait même pas passé les seuils minimaux lors des élections en avril.
Le Parti démocrate moldave (PDM), dirigé par Dumitru Diakov a déjà soutenu les Communistes en 2005. Les Communistes avaient alors aussi besoin de voix supplémentaires pour désigner le Président et le PDM les a offertes pour « éviter le chaos ». Ceci a été perçu comme une trahison par les non-communistes et par l’électorat, et le Parti n’a ainsi obtenu aucun siège au Parlement lors du scrutin d’avril. Par la suite, Marian Lupu, le Président sortant du Parlement et cadre du PCRM ,s’est rallié au PDM. Beaucoup d’experts pensaient que c’était un pas stratégique des Communistes pour amener au Parlement des partis-alliés afin d’assurer son pouvoir. Marian Lupu est assez populaire en Moldavie et c’était évident qu’il allait apporter des voix aux démocrates, leur permettant d’entrer au Parlement.
Dès son départ du Parti communiste, Marian Lupu voulut rassurer l’opinion publique de sa bonne foi, en disant qu’il ne « voulait plus faire partie des jeux malhonnêtes des Communistes ». De plus, il avait promis de ne pas faire d’alliance avec eux et de ne pas voter pour le candidat communiste. Mais soutenir les Communistes dans une situation aussi tendue peut rapporter gros. Et les soutenir ne signifierait pas forcement trahir son électorat : certes, il a promis de ne pas voter un Président issu du PCRM, mais ce dernier ne proposera pas forcement un candidat communiste. Après les élections d’avril par exemple, les Communistes ont proposé la candidature de Zenaïda Grechannii, officiellement indépendante, bien qu’en réalité totalement contrôlée par le PCRM et Voronine. Et pour « sauver la République du chaos », et aussi négocier un poste, beaucoup d’experts pensaient que Lupu et son parti voteraient pour le candidat communiste.
Cependant, les partis d’opposition ont finalement pu créer une coalition qui s’appellera « pour l’intégration européenne ».  Elle va être constituée de : PDM, PDL, PL et ADM. Cette alliance anti-communiste va rassembler 53 sièges au Parlement, assez pour constituer un gouvernement, mais pas assez pour  désigner le Président du pays, car il faut que 61 députés se prononcent en  faveur du candidat.
Une impasse politique ?
Même si les Communistes n’ont pas réussi à obtenir la majorité au Parlement, ils conservent le droit de veto sur la candidature du nouveau Président, ce que l'opposition avait fait au mois de mai. Par ailleurs, le jeu politique est très tendu entre les deux camps. Le journal Communiste, par exemple, le principal organe de la propagande, caractérisait les leaders de l’opposition comme étant : « des salops bavards, des connards qui ne méritent pas d’être pardonnés ». Dans ce contexte, il est peu probable que les opposants veuillent nouer un dialogue avec les Communistes, et très probablement vont constituer leur propre gouvernement. Mais ils n’auront toujours pas assez de voix pour élire leur Président, ce qui peut conduire encore une fois à des élections anticipées. La crise politique en Moldavie risque alors de se prolonger.
Le leader communiste Voronine avait pourtant annoncé que son parti est prêt à se constituer en opposition constructive. Mais que cela signifie-t-il ? L’opposition a déjà vu ce qu'était l'attitude "constructive" communiste lors du scrutin du mois d’avril et les poursuites de la police contre les opposants politiques. Voronine ne peut pas se contenter d'une position d'opposant. Pendant sa présidence, il s’est fait beaucoup d’ennemis en permettant à ses proches d'instaurer un système de prébandes  dans différents secteurs de l'économie et - grâce au contrôle de la justice et de la police - de le faire en toute impunité. Sans ce parapluie politique et judiciaire, des dossiers pénaux contre lui et ses proches peuvent voir le jour. Il va donc essayer de conserver au maximum le pouvoir ou d’assurer ses derrières.
Une autre solution serait le retour à l’élection présidentielle par le biais du vote populaire, mais pour cela il faudrait que les députés prennent une initiative constitutionnelle pour le passage à une République sémi-présidentielle (ou même présidentielle). En tout cas, tout va se jouer dans les semaines à venir. Quoi qu’il en soit, pour les nouveaux dirigeants moldaves, la tâche sera lourde. Ils héritent du plus pauvre pays d’Europe, fâché avec tous ses voisins, et notamment la Roumanie, mais aussi en relations tendues avec Moscou, du conflit de la Transnistrie, conflit gelé depuis la chute de l’URSS et d'une société moldave complètement déroutée, apolitisée, traumatisée et dispersée.
Et surtout, il faudra faire comprendre aux Moldaves qu’ils sont maîtres de leur pays et de leur destin ; qu’il peuvent influer sur le pouvoir politique dans un régime démocratique, ce qui n’était pas forcement le cas auparavant. Le jour des élections le 28 juillet, Vladimir Voronine a déclaré, apparemment en toute honnêteté pour une fois, que « c’était le seul jour où le pouvoir appartient réellement au peuple ». Encore que…
Les élections parlementaires en Moldavie du 28 juillet 2009 se sont soldées par la victoire relative du Parti communiste actuellement au pouvoir, qui a obtenu ainsi 48 sièges au Parlement sur 101. De plus, par rapport aux élections d’avril, un nouvel acteur – le Parti démocrate moldave, écrasé lors du scrutin précédant, va jouer un rôle crucial dans l’échiquier politique du pays. Le pays va-t-il retrouver la stabilité ?
Des élections reconnues
Les élections du 28 juillet ont été organisées parce que le Parlement moldave - issu du scrutin du mois d’avril - n’a pas pu approuver la candidature du Président proposé par le Parti communiste moldave (PCRM). L’opposition avait alors accusé le leader du PCRM et le Président sortant Vladimir Voronine d’avoir fraudé les élections, lors desquelles les Communistes avaient obtenu 60 sièges sur 101. Une seule voix leur manquait pour avoir la majorité nécessaire pour désigner le Président. La plupart des spécialistes ont alors cru que les Communistes allaient la trouver parmi les opposants, des rumeurs circulaient même que cette voix aurait pu être achetée à 5 million d’euros. Mais l’opposition a résisté à la tentation, et, comme le prévoit la Constitution moldave, le Parlement a été dissout par le Président et de nouvelles élections ont été préparées. Tous les observateurs les ont reconnues comme libres et n’ont pas pointé de problèmes majeurs qui auraient pu en changer les résultats. Le Parlement est désormais composé de la façon suivante : le Parti communiste moldave – 48 sièges (60 après les élections d’avril), le Parti libéral de Dorin Chirtoaca, jeune maire de la capitale Chisinau – 15 sièges (tout comme en avril), le Parti démocrate-libéral – 16 sièges (un de plus par rapport au mois d’avril) et le Parti « Alliance – notre Moldavie » - 8 sièges (11 en avril). Le changement majeur réside dans l'obtention des 13 sièges obtenus par le Parti démocrate, qui n’avait même pas passé les seuils minimaux lors des élections en avril.
Le Parti démocrate moldave (PDM), dirigé par Dumitru Diakov a déjà soutenu les Communistes en 2005. Les Communistes avaient alors aussi besoin de voix supplémentaires pour désigner le Président et le PDM les a offertes pour « éviter le chaos ». Ceci a été perçu comme une trahison par les non-communistes et par l’électorat, et le Parti n’a ainsi obtenu aucun siège au Parlement lors du scrutin d’avril. Par la suite, Marian Lupu, le Président sortant du Parlement et cadre du PCRM ,s’est rallié au PDM. Beaucoup d’experts pensaient que c’était un pas stratégique des Communistes pour amener au Parlement des partis-alliés afin d’assurer son pouvoir. Marian Lupu est assez populaire en Moldavie et c’était évident qu’il allait apporter des voix aux démocrates, leur permettant d’entrer au Parlement.
Dès son départ du Parti communiste, Marian Lupu voulut rassurer l’opinion publique de sa bonne foi, en disant qu’il ne « voulait plus faire partie des jeux malhonnêtes des Communistes ». De plus, il avait promis de ne pas faire d’alliance avec eux et de ne pas voter pour le candidat communiste. Mais soutenir les Communistes dans une situation aussi tendue peut rapporter gros. Et les soutenir ne signifierait pas forcement trahir son électorat : certes, il a promis de ne pas voter un Président issu du PCRM, mais ce dernier ne proposera pas forcement un candidat communiste. Après les élections d’avril par exemple, les Communistes ont proposé la candidature de Zenaïda Grechannii, officiellement indépendante, bien qu’en réalité totalement contrôlée par le PCRM et Voronine. Et pour « sauver la République du chaos », et aussi négocier un poste, beaucoup d’experts pensaient que Lupu et son parti voteraient pour le candidat communiste.
Cependant, les partis d’opposition ont finalement pu créer une coalition qui s’appellera « pour l’intégration européenne ».  Elle va être constituée de : PDM, PDL, PL et ADM. Cette alliance anti-communiste va rassembler 53 sièges au Parlement, assez pour constituer un gouvernement, mais pas assez pour  désigner le Président du pays, car il faut que 61 députés se prononcent en  faveur du candidat.
Une impasse politique ?
Même si les Communistes n’ont pas réussi à obtenir la majorité au Parlement, ils conservent le droit de veto sur la candidature du nouveau Président, ce que l'opposition avait fait au mois de mai. Par ailleurs, le jeu politique est très tendu entre les deux camps. Le journal Communiste, par exemple, le principal organe de la propagande, caractérisait les leaders de l’opposition comme étant : « des salops bavards, des connards qui ne méritent pas d’être pardonnés ». Dans ce contexte, il est peu probable que les opposants veuillent nouer un dialogue avec les Communistes, et très probablement vont constituer leur propre gouvernement. Mais ils n’auront toujours pas assez de voix pour élire leur Président, ce qui peut conduire encore une fois à des élections anticipées. La crise politique en Moldavie risque alors de se prolonger.
Le leader communiste Voronine avait pourtant annoncé que son parti est prêt à se constituer en opposition constructive. Mais que cela signifie-t-il ? L’opposition a déjà vu ce qu'était l'attitude "constructive" communiste lors du scrutin du mois d’avril et les poursuites de la police contre les opposants politiques. Voronine ne peut pas se contenter d'une position d'opposant. Pendant sa présidence, il s’est fait beaucoup d’ennemis en permettant à ses proches d'instaurer un système de prébandes  dans différents secteurs de l'économie et - grâce au contrôle de la justice et de la police - de le faire en toute impunité. Sans ce parapluie politique et judiciaire, des dossiers pénaux contre lui et ses proches peuvent voir le jour. Il va donc essayer de conserver au maximum le pouvoir ou d’assurer ses derrières.
Une autre solution serait le retour à l’élection présidentielle par le biais du vote populaire, mais pour cela il faudrait que les députés prennent une initiative constitutionnelle pour le passage à une République sémi-présidentielle (ou même présidentielle). En tout cas, tout va se jouer dans les semaines à venir. Quoi qu’il en soit, pour les nouveaux dirigeants moldaves, la tâche sera lourde. Ils héritent du plus pauvre pays d’Europe, fâché avec tous ses voisins, et notamment la Roumanie, mais aussi en relations tendues avec Moscou, du conflit de la Transnistrie, conflit gelé depuis la chute de l’URSS et d'une société moldave complètement déroutée, apolitisée, traumatisée et dispersée.
Et surtout, il faudra faire comprendre aux Moldaves qu’ils sont maîtres de leur pays et de leur destin ; qu’il peuvent influer sur le pouvoir politique dans un régime démocratique, ce qui n’était pas forcement le cas auparavant. Le jour des élections le 28 juillet, Vladimir Voronine a déclaré, apparemment en toute honnêteté pour une fois, que « c’était le seul jour où le pouvoir appartient réellement au peuple ». Encore que…
Dumitru Drumea
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