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Des milliers de Moldaves manifestent depuis lundi soir dans les rues de Chişinău contre la large victoire des communistes aux législatives du 5 avril. Lycéens et étudiants pour la plupart, ils remettent en cause la régularité du scrutin et réclament de nouvelles élections. La tension est montée d’un cran mardi matin lorsque des opposants ont pris d’assaut les bureaux de la Présidence et du Parlement. Des dizaines de personnes ont été blessées.

Par Mehdi Chebana

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Plus de 15.000 manifstants réclament la tenue de nouvelles élections (© Timpul)

Entre 15.000 et 20.000 Moldaves sont rassemblés depuis 10h ce matin dans le centre ville de Chişinău pour contester la régularité du scrutin législatif du dimanche 5 avril et réclamer la tenue de nouvelles élections, rapportent les médias locaux.

Alors que lundi soir, une manifestation réunissant 10.000 personnes avait eu lieu dans le calme, la tension est montée d’un cran ce midi après que de petits groupes de jeunes ont réussi à s’introduire dans les bureaux de la Présidence malgré les forces de l’ordre qui tentaient de les repousser avec des gaz lacrymogènes et un canon à eau. Selon plusieurs témoins, des portraits du Président communiste Vladimir Voronin ont été détruits et un drapeau européen a été planté sur le toit du bâtiment.

À l’extérieur, des manifestants ont aussi jeté des pierres contre les vitres de la Présidence, avant d’en découdre avec les forces de l’ordre. Une dizaine de policiers et environ 20 manifestants ont été blessés, selon le site internet du quotidien Timpul.

Un peu plus tard, des étudiants ont également forcé l’entrée du Parlement qu’ils ont commencé à mettre à sac, jetant par les fenêtres des chaises, des tables et des papiers auxquels ils ont mis le feu. L’aile droite de l’Assemblée aurait également pris feu selon le site du quotidien Jurnal de Chişinău.

Sollicité par notre rédaction, l’écrivain et journaliste Nicolae Dabija, président du Forum démocrate des Roumains de Moldavie (FDRM), décrit une situation pré-révolutionnaire : « J’étais devant le Parlement quand un groupe de jeunes a pris d’assaut le bâtiment, brisé les vitres et jeté des meubles par la fenêtre. En contrebas, les manifestants ont mis le feu à ces meubles. Il y a quelque chose de 1789 dans ces événements. On n’est pas loin d’une révolution de velours ! ».

Selon des rumeurs relayées par la chaîne de télévision roumaine Realitatea TV, le Président Vladimir Voronin, chef du Parti des Communistes (PCRM), pourrait avoir quitté le pays et devrait faire une déclaration dans les heures qui viennent.

La régularité du scrutin mise en cause

Dans un communiqué publié lundi, l’Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE) a pourtant estimé que le scrutin était globalement conforme aux normes internationales, soulignant toutefois que des améliorations étaient nécessaires.

Plus de 3.000 observateurs, dont 600 étrangers, veillaient au bon déroulement du processus électoral sur lequel pesaient de sérieux risques de fraude. Au cours de la campagne, de nombreuses irrégularités avaient en effet été relevées, Bruxelles dénonçant « l’utilisation abusive des ressources administratives à des fins électorales, des problèmes dans la composition des listes ainsi que la couverture médiatique déséquilibrée en faveur du parti au pouvoir [1] ».

Le PCRM a remporté une victoire écrasante qui lui assure la majorité absolue au Parlement. Avec 49,96% des voix, il devrait obtenir 61 des 101 sièges de députés, selon des résultats quasi définitifs communiqués lundi par la Commission centrale électorale (CEC).

Le nouveau Parlement sera chargé de désigner, d’ici le 8 juin, un successeur au Président Voronin qui ne peut pas légalement briguer un troisième mandat.

Dans un entretien accordé au Courrier des Balkans et à la revue Politique internationale, celui-ci confie cependant vouloir continuer de peser dans la vie politique du pays après les élections.

[1] Déclaration présentée à Vienne devant le conseil permanent de l’OSCE.

Sursa: balkans.courriers.info

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